Archives for category: Alimentação

Os dados da PSP mostram que, em 2012, a fome animou grande parte dos furtos cometidos em supermercados.

Apesar destes furtos, Belmiro de Azevedo (Continente, Modelo…) não ficou mais pobre: pelo contrário, a sua fortuna engordou 293 milhões de euros no mesmo ano… A família Soares dos Santos (Pingo Doce, Feira Nova…) tão pouco: a sua fortuna medrou 714 milhões de euros no mesmo período!! (não tenho por hábito usar pontos de exclamação…)

Essas fortunas são feitas de tudo quanto é diariamente roubado (no salário) aos funcionários do Continente, do Modelo, do Pingo Doce e do Feira Nova, mas também aos seus fornecedores, constantemente abusados e chantageados, para praticarem preços baixíssimos.

Entre os que furtam alimentos no supermercado para comer e os que furtam todo um país para fazerem engordar as suas fortunas, ninguém com coração e bom senso poderá deixar de estar do lado dos primeiros. Deixo-vos por isso alguns truques oportunamente explicados por um subcomissário da PSP a um jornalista do Público, para irmos adiando as “tormentas que nos aguardam”:

Por um lado, há a técnica conhecida de embrulhar os artigos em folhas de alumínio ou prata, para que não apitem nos detectores. Depois há quem use roupas mais compridas para encobrir os produtos, ou quem os esconda dentro das roupas dos filhos, porque normalmente ninguém revista uma criança.”

Duas caras da mesma moeda: Soares dos Santos e Passos Coelho

Duas faces da mesma moeda: a face económica (Soares dos Santos) e a face política (Passos Coelho)

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Há múltiplas formas de ocupar paisagens. Em Portugal, há quem as ocupe simplesmente para matar a fome.

Faval em bomba de gasolina desactivada, Alcáçovas, Alentejo, 2013, Pedro Duarte

Faval em bomba de gasolina desactivada, Alcáçovas, Alentejo, 2013, Pedro Duarte

Num canteiro de uma bomba de gasolina fora de uso na vila das Alcáçovas, Alentejo, está prestes a florir um singelo faval que aí fui descobrir.

No Alentejo, as favas não dispensam a companhia de umas rodelas de chouriço, uns dentes de alho, um raminho de coentros e hortelã, salada de alface bem temperada e umas fatias de pão alentejano.

Faval... 2013, Pedro Duarte

Faval… 2013, Pedro Duarte

Durante o Estado Novo, as saborosas favadas mataram literalmente a fome a muitos alentejanos, como me explicaram vários amigos nonagenários. Por se tratar de uma cultura de Inverno/Primavera, não requer qualquer rega para lá da chuva que é, como sabemos, grátis. Para lá de matar a fome, é uma cultura que, por fixar o azoto no solo, beneficia culturas posteriores no mesmo local.

Quarenta anos após o fim do fascismo, eis que voltam a ocupar-se improváveis paisagens para que favas sejam semeadas com o propósito de matar a fome que volta a irromper e alastrar pelo país.

Faval... 2013, Pedro Duarte

Faval… 2013, Pedro Duarte

O rio do tempo jamais pára de correr, transportando as suas águas para destinos que ninguém sabe prever; mas a história, essa, repete-se constantemente, de modos infelizmente demasiado previsíveis.

Hoje no Le Monde:

Viande : chronique d’un scandale annoncé

Par Eric Albert (Londres, correspondance)

Six carcasses de chevaux contenant un médicament anti-inflammatoire, la phénylbutazone, utilisée en médecine vétérinaire et, jusqu'en 2011, en médecine humaine ont été exportées du Royaume-Uni vers la France, a annoncé, jeudi 14 février, la FSA.

Au départ, il y a le hasard. Au bout du compte, il y a la révélation de fraudes qui n’ont rien d’isolé et témoignent tout à la fois de la crise d’un secteur, celui du cheval en Europe, et de pratiques peu regardantes, celles de l’industrie agroalimentaire.

L'”affaire” de la viande de cheval débute le 17 septembre 2012, quand un inspecteur sanitaire du comté de Newry (Irlande du Nord) constate un problème d’étiquetage et d’emballage sur un stock de viande surgelée. Par hasard il vient de tomber sur l’un des plus grands scandales alimentaires récents.

La viande appartenait à l’entreprise McAdams, petite structure d’import-export basée de l’autre côté de la frontière, en République d’Irlande. Il faut quelques semaines pour que le dossier soit transféré d’un pays à l’autre, puis trois mois aux autorités irlandaises pour remonter la filière.

Le scandale éclate finalement mi-janvier : jusqu’à 29 % de viande chevaline se trouve dans les steaks hachés supposés au bœuf des supermarchés Tesco, Iceland et Lidl. Son origine : la Pologne.

Inquiètes, beaucoup d’usines agroalimentaires en Europe commencent alors à effectuer des tests. Et fin janvier, le français Comigel alerte Findus : ses lasagnes sont contaminées, jusqu’à 100 % dans certains cas.

La marque de surgelés tire alors la sonnette d’alarme au Royaume-Uni le 4 février, annonçant qu’elle retire ses produits. Depuis, des dizaines de plats ont été soustraits du marché, et huit pays, touchés par le scandale : Irlande, Royaume-Uni, France, Suisse, Pays-Bas, Belgique, Allemagne et Suède.

AFFLUX DE CHEVAUX DANS LES ABATTOIRS

Il ne s’agit pas d’une simple fraude isolée, réalisée par un sous-traitant véreux. L’affaire est plus étendue : trois filières différentes ont, pour l’instant, été mises au jour. La première en Irlande, avec de la viande polonaise ; la deuxième avec Comigel, et de la viande roumaine. La troisième, découverte cette semaine, vient du Royaume-Uni, où les autorités ont procédé à trois arrestations jeudi 14 février.

Les abattoirs Peter Boddy, dans le Yorkshire (nord de l’Angleterre) sont accusés d’avoir envoyé des carcasses de chevaux à l’usine agroalimentaire galloise Farmbox Meats, qui les transformaient en steaks hachés et en kebabs.

Comment en est-on arrivé là ? L’explication est double. La première est la “crise du cheval”.

Avec la récession en Europe, beaucoup de propriétaires d’équidés n’ont plus les moyens de les conserver. Une possibilité est de les abandonner : l’association World Horse Welfare (WHW) estime ainsi que 6 000 chevaux ont besoin de trouver un nouveau refuge au Royaume-Uni.

Une autre solution est de les envoyer à l’abattoir. “Incinérer un cheval coûte de l’argent. En faire de la viande rapporte quelques centaines d’euros”, explique Jessica Stark, porte-parole de WHW.

En Irlande, le pays d’Europe qui a la plus grande concentration de chevaux, 25 000 ont été envoyés aux abattoirs au cours de l’année 2012, contre 2 000 en 2008. Au Royaume-Uni, le nombre a doublé en trois ans pour atteindre 9 000. Du coup, la viande chevaline est très bon marché.

En Roumanie, la situation est légèrement différente, mais le résultat est le même. Une loi interdisant les voitures à chevaux sur les routes nationales a rendu inutiles de très nombreux équidés ; beaucoup se sont donc retrouvés à la boucherie. Aujourd’hui, selon les prix d’un abattoir roumain que Le Monde a pu consulter, la viande chevaline coûte moitié moins cher que celle de bœuf.

PRESSION FINANCIÈRE SUR LA FILIÈRE

Dans ces conditions, la tentation de remplacer l’une par l’autre est grande. Et c’est là qu’intervient la deuxième explication : l’industrie agroalimentaire se montre d’autant moins regardante qu’elle est focalisée sur les coûts.

Un exemple : les spaghettis à la bolognaise surgelés des supermarchés Tesco, sous-traités auprès de Comigel, dans lesquels jusqu’à 60 % de cheval a été trouvé. Vendu une livre (1,20 euro) les 450 grammes, le plat est bon marché.

L’enseigne britannique se dit aujourd’hui victime d’une fraude et affirme qu’elle ne travaillera plus avec Comigel, qui n’a pas respecté le cahier des charges qui garantissait 100 % de bœuf irlandais.

Cela soulève pourtant une question : comment un distributeur britannique peut-il commander à prix plancher à une usine basée au Luxembourg un plat fait avec du bœuf irlandais, sans s’interroger sur les méthodes employées ?

Légalement, Tesco est couvert. Les règles européennes obligent simplement les entreprises à suivre les produits alimentaires, une étape avant et une étape après : il faut savoir quelle société avait l’ingrédient juste avant et où cela va ensuite. Du coup, presque personne ne connaît la chaîne de fabrication dans son intégralité.

“Cela pourrait être évité si les entreprises agroalimentaires prenaient leurs responsabilités et cherchaient à superviser le tout. Mais l’industrie est sous une telle pression financière que personne ne veut le faire. La tentation de la fraude est évidente”, accuse Andy Bowles, directeur d’ABC Food Safety, société britannique qui forme des inspecteurs sanitaires.

Erica Sheward de l’université de Greenwich (Royaume-Uni) le confirme à sa manière : “Comment les consommateurs qui achètent des steaks hachés à 29 pence (33 centimes) peuvent-ils croire qu’ils n’ont que du bœuf ?”

Cette pression financière n’est pas nouvelle, et le scandale de la viande de cheval n’est pas la première fraude. Au Royaume-Uni, deux autres affaires ont défrayé la chronique ces dernières années. En 2009, on a injecté dans des poulets un liquide dérivé de peaux de porc et de bœuf pour les gonfler. Quelques années plus tôt, on avait fait passer de vieux moutons du pays de Galles pour de jeunes brebis.

“IL FAUT S’ATTENDRE À D’AUTRES RÉVÉLATIONS”

Si bien que dans le milieu alimentaire, personne ne s’étonne vraiment du nouveau scandale. “Je ne suis pas surpris, témoigne sous le couvert de l’anonymat un inspecteur sanitaire basé à Londres. Les supermarchés cherchent tellement à écraser les prix que les dérapages sont inévitables.”

Même le département britannique de l’horticulture et de l’agriculture, qui supervise la filière bovine, le reconnaît : “A son extrémité, le commerce de la viande peut être assez trouble”, dit Guy Attenborough, son directeur de la communication, qui prévient : “Il faut s’attendre à d’autres révélations.”

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“Alors que 860 millions de personnes sont victimes de malnutrition, et que la fin du siècle comptera 2,5 milliards de bouches supplémentaires à nourrir, la moitié des denrées alimentaires produites dans le monde est aujourd’hui gaspillée. C’est la triste conclusion du rapport Global Food ; Waste Not, Want Not publié jeudi 10 janvier par l’Institution of Mechanical Engineers (IME), l’organisation britannique des ingénieurs en génie mécanique.”

(Audrey Garric, hoje no Le Monde; leia o artigo integral aqui)

 

E mais ninguém poderá duvidar de que os Senhores da política e da economia estão preocupados em tomar as suas competentes decisões em função dos superiores interesses da Humanidade.

Porque estamos em boas mãos, a passividade poderá prolongar o seu sono, calmo e seguro.

“If you put a label on genetically engineered food you might as well put a skull and crossbones on it.” – Norman Braksick, president of Asgrow Seed Co., a subsidiary of Monsanto, quoted in the Kansas City Star, March 7, 1994

“Monsanto should not have to vouchsafe the safety of biotech food. Our interest is in selling as much of it as possible. Assuring its safety is the FDA’s job.” — Phil Angell, Monsanto’s director of corporate communications, quoted in the New York Times, October 25, 1998

(via foodfreedom.wordpress.com)

Nos E.U.A., a obesidade bate todos os recordes. Foto sacada de http://www.bellenews.com

Os norte-americanos são, de todos os povos, os que menor percentagem do seu dinheiro dedicam à alimentação. Porque nos E.U.A. a comida (presumo que aquilo seja ‘comida’) é, em termos relativos, mais barata do que em qualquer outra parte do planeta. Mas…

“Cheap food is an illusion. There is no such thing as cheap food. The real cost of the food is paid somewhere. And if it isn’t paid at the cash register, it’s charged to the environment or to the public purse in the form of subsidies. And it’s charged to your health.”          Michael Pollan

“If your meals consist of $1 burgers and super-size drinks, your diet may be cheap, but it is also excessively high in grains, sugars, and factory-farmed meats. This is a recipe for obesity, diabetes and heart disease, just to name a few calamitous conditions that befall those who consume the standard American diet!”           Dr Mercola

‘Açorda’ vem do árabe ‘ath-thorda’, significando sopa de pão ou migas de pão cozido. Para um alentejano moderno, a açorda é um delicioso caldo transparente  que se tempera com ervas aromáticas e alho para depois ensopar fatias de pão. Costuma acompanhar-se com bacalhau ou ovos escalfados. A Câmara Municipal de Portel tem promovido uma recolha de diferentes receitas de açorda, que hoje se usam na terra, podendo ser consultadas (nham, nham…) aqui.

Cogumelos acabadinhos de apanhar da deliciosa espécie Coprinus Comatus a postos para mais um petisco, Alentejo, 2011, Pedro Duarte

As minhas abóboras à entrada de casa, Alentejo, 2011, Pedro Duarte

As abóboras já estão praticamente todas maduras. São possivelmente os mais belos e surpreendentes frutos da horta. O hortelão nunca sabe prever a forma ou o tamanho com que cada abóbora ficará. Sabe apenas que a surpresa é inevitável.

As abóboras são de muita utilidade na cozinha. Dão uma base única para as sopas e fazem umas sobremesas deliciosas com nozes e canela (ferver em pouca água, adicionar açúcar mascavado e pó de canela, passar com a varinha mágica e comer frio com nozes). São também muito úteis porque se conservam por muitos meses, especialmente durante todo o Inverno que é o período em que a horta menos produz.

Abóboras, Alentejo, 2011, Pedro Duarte

Apesar da crise (de chuva, claro), já começou a temporada de cogumelos!

Mas cuidado: como a temperatura anda quente (acho eu que é por isso), as letais amanitas estão a rebentar por toda a parte. O que, para qualquer mediano conhecedor da matéria, nem é assim tão mau: as comestíveis e deliciosas amanita caesarea, pelas quais por exemplo os catalães pagam fortunas inacreditáveis e que se distinguem muito facilmente de todas as outras irmãs amanitas (por terem lâminas amarelas e estrias inconfundíveis em toda a borda do chapéu) estão a aparecer bastante, elas que o ano passado não deram nenhum sinal de vida aqui nos montes da aldeia onde vivo.

Refogado com amanitas caesarae, alho e malagueta, Alentejo, 2011, Pedro Duarte

Já fiz umas belas refeições com elas, refogadas apenas com alho esmagado, uma malagueta poderosa e flor de sal.

Malaguetas da horta da vizinha, Alentejo, 2011, Pedro Duarte

A malagueta é efectivamente imprescindível no petisco.