Archives for category: Lutas sociais

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Hoje no Le Monde:

Quatrième nuit d’émeute à Stockholm

Des pompiers éteignent un véhicule incendié, le 21 mai, à Kista, dans la banlieue de Stockholm.

Incendies de voitures, bris de vitres et jets de pierre : la Suède a connu, mercredi soir, une quatrième nuit de violences dans des quartiers défavorisées de la banlieue de Stockholm. Malgré l’appel au calme lancé par le premier ministre, les émeutiers sont à nouveau sortis dès la tombée de la nuit mercredi, les violences se déplaçant de Husby, au nord de Stockholm, vers le sud. La capitale suédoise avait déjà été touché par des troubles en 2010, avec l’attaque d’un commissariat et des incendies à Rinkeby, autre quartier défavorisé de Stockholm, par près d’une centaine de jeunes.

Le feu a été mis à un commissariat de police à Rågsved, dans la banlieue sud de Stockholm, a annoncé la presse locale. Il n’y a pas eu de blessé et le feu a pu être rapidement éteint. A Hagsätra, un autre quartier du sud de Stockholm, une cinquantaine de jeunes ont lancé des pierres à la police et brisé des vitres, pour ensuite s’éparpiller dans différentes directions. Des violences ont également eu lieu dans le sud du pays. A Malmö, deux voitures ont été incendiées, a annoncé la police.

Au total en quatre nuits, des magasins, des écoles, une commissariat de police et un centre culturel ont subi des dégâts. Un policier a été blessé dans les dernières violences et cinq personnes ont été arrêtées pour tentative d’incendie.

Les émeutes ont été déclenchées par la mort d’un homme de 69 ans dans la banlieue d’Husby, tué par la police alors qu’il brandissait une machette, ce qui a déclenché des accusations de brutalité policière. Les troubles se sont ensuite étendus de Husby, où vivent de nombreux immigrés, à d’autres banlieues pauvres de Stockholm.

Les émeutes sont pour l’instant moins graves que celles des deux derniers étés au Royaume-Uni et en France mais sont là pour rappeler que même dans des lieux moins touchés par la crise financière que la Grèce ou l’Espagne, les pauvres, et en particulier les immigrés, ressentent durement les politiques d’austérité.

“Je comprends pourquoi beaucoup de gens qui vivent dans ces banlieues et à Husby sont inquiets, en colère et préoccupés”, a déclaré la ministre de la justice, Beatrice Ask. “L’exclusion sociale est une cause très importante de nombreux problèmes. Nous comprenons cela.” Après des décennies de “modèle suédois” fondé sur un Etat providence généreux, le rôle de l’Etat en Suède a fortement diminué depuis les années 1990, entraînant la hausse des inégalités la plus forte de tous les pays membres de l’OCDE.

Près de 15 % de la population suédoise est d’origine étrangère – la proportion la plus élevée de tous les pays scandinaves. Le taux de chômage touchant cette population est de 16 %, contre 6 % pour les Suédois, selon les chiffres de l’OCDE. Le journal de gauche Aftonbladet qualifie “d’échec cuisant” les politiques gouvernementales, qui ont, écrit-il, soutenu le développement des ghettos dans les banlieues.

L’extrême droite a dénoncé une politique d’immigration “irresponsable”. Signe des tensions croissantes, les démocrates suédois se classent en troisième place dans les sondages en vue des élections législatives de l’an prochain.

Favela sobre antiga ferrovia, Manila, 2007, Kounosu

Mike Davis deu este título ao seu livro magistral sobre a favelização do planeta, realidade que afecta 1 em cada 6 humanos, mas que é totalmente ignorada por economistas, jornalistas e políticos. O espectáculo que inunda os quiosques, as televisões e a internet tão pouco lhe presta qualquer segundo de atenção.

Isto é um rio! (que corre por baixo do lixo), Rio Citarum, Indonésia, sem data, foto: EPA

Duas décadas de neoliberalismo selvagem enriqueceram as elites como nunca antes. Mas fizeram com que de um mundo muito pobre, assente sobre a agricultura de subsistência, passássemos para um mundo miserável, assente sobre a vida em favelas ancoradas sobre metrópoles que cada dia se tornam mais desiguais e monstruosas.

Um banho no rio, Rio Yamuna, Índia, sem data, Manan Vatsyayan

O FMI e o Banco Mundial têm incrementado políticas pelo mundo fora que estão a gerar o maior monstro da história humana: a súbita e imparável favelização do planeta – gente sem água potável, sem latrinas onde mijar, sem hortas para comer, que não pode dormir descansada em casas inflamáveis, sempre prontas a desaparecer do mapa sem deixar outro rasto para lá da cinza.

Em tempos de crise, acaba de nascer um novo jornal português que permite aos seus leitores conhecer melhor justamente estes tempos de crise, geralmente tão mal explicados pelos média.

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Por estes dias, em frente ao Parlamento:

As grades anti-povo

As grades anti-povo, Lisboa, 2013, Pedro Duarte

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Os dados da PSP mostram que, em 2012, a fome animou grande parte dos furtos cometidos em supermercados.

Apesar destes furtos, Belmiro de Azevedo (Continente, Modelo…) não ficou mais pobre: pelo contrário, a sua fortuna engordou 293 milhões de euros no mesmo ano… A família Soares dos Santos (Pingo Doce, Feira Nova…) tão pouco: a sua fortuna medrou 714 milhões de euros no mesmo período!! (não tenho por hábito usar pontos de exclamação…)

Essas fortunas são feitas de tudo quanto é diariamente roubado (no salário) aos funcionários do Continente, do Modelo, do Pingo Doce e do Feira Nova, mas também aos seus fornecedores, constantemente abusados e chantageados, para praticarem preços baixíssimos.

Entre os que furtam alimentos no supermercado para comer e os que furtam todo um país para fazerem engordar as suas fortunas, ninguém com coração e bom senso poderá deixar de estar do lado dos primeiros. Deixo-vos por isso alguns truques oportunamente explicados por um subcomissário da PSP a um jornalista do Público, para irmos adiando as “tormentas que nos aguardam”:

Por um lado, há a técnica conhecida de embrulhar os artigos em folhas de alumínio ou prata, para que não apitem nos detectores. Depois há quem use roupas mais compridas para encobrir os produtos, ou quem os esconda dentro das roupas dos filhos, porque normalmente ninguém revista uma criança.”

Duas caras da mesma moeda: Soares dos Santos e Passos Coelho

Duas faces da mesma moeda: a face económica (Soares dos Santos) e a face política (Passos Coelho)

O arrozinho já está à espera

O arrozinho já está à espera

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[via http://blog.5dias.net/ ]

Hoje no Le Monde:

Hugo Chavez, un homme diffamé

Par Jean-Luc Mélenchon, député européen ; Ignacio Ramonet, essayiste et journaliste

Hugo Chavez et Jean-Luc Mélenchon, à la clôture du Forum de Sao Paolo, à Caracas, le 6 juillet 2012.

Hugo Chavez est sans doute le chef d’Etat le plus diffamé du monde. À l’approche de l’élection présidentielle au Venezuela, le 7 octobre, ces diffamations redoublent d’ignominie. Tant à Caracas qu’en France. Elles témoignent du désespoir des adversaires de la révolution bolivarienne devant la perspective (que les sondages semblent confirmer) d’une nouvelle victoire électorale de Chavez. Un dirigeant politique doit être jugé sur ses actes, et non sur les rumeurs colportées contre lui. Les candidats font des promesses pour se faire élire ; rares sont ceux qui, une fois élus, les tiennent. Dès le début, la promesse électorale de Chavez a été claire : travailler au profit de ceux, majoritaires dans son pays, qui vivaient dans la pauvreté. Et il a tenu parole.

C’est le moment de rappeler ce qui est vraiment en jeu dans cette élection au moment où le peuple vénézuélien va voter. Le Venezuela est un pays très riche en raison des fabuleux trésors de son sous-sol, en particulier les hydrocarbures. Mais presque toutes ces richesses étaient accaparées par les élites dirigeantes et des entreprises multinationales. Jusqu’en 1999, le peuple n’en recevait que des miettes. Les gouvernements successifs, démocrates-chrétiens ou sociaux-démocrates, corrompus et soumis aux marchés, privatisaient à tout va. Plus de la moitié des Vénézuéliens vivait sous le seuil de pauvreté (70,8% en 1996). Chavez a placé la volonté politique au poste de commande. Il a mis les marchés au pas et stoppé l’offensive néolibérale puis, grâce à l’implication populaire, il a permis à l’Etat de se réapproprier les secteurs stratégiques de l’économie. Il a recouvré la souveraineté nationale. Et a ensuite procédé à une redistribution de la richesse au profit des services publics et des laissés pour compte.

UN ÎLOT DE RESISTANCE DE GAUCHE AU NEOLIBERALISME

Politiques sociales, investissements publics, nationalisations, réforme agraire, plein emploi, salaire minimum, impératifs écologiques, accès au logement, droit à la santé, à l’éducation, à la retraite… Chavez s’est également attaché à la construction d’un Etat moderne. Il a mis sur pied une ambitieuse politique d’aménagement du territoire: routes, chemins de fer, ports, barrages, gazoducs, oléoducs. En matière de politique étrangère, il a misé sur l’intégration latino-américaine et privilégié les axes Sud-Sud, tout en imposant aux Etats-Unis des relations fondées sur le respect mutuel… L’élan du Venezuela a entrainé une véritable vague de révolutions progressistes en Amérique latine, faisant désormais de ce continent un exemplaire îlot de résistance de gauche contre les ravages du néolibéralisme. Un tel ouragan de changements a complètement chamboulé les structures traditionnelles de pouvoir au Venezuela et entrainé la refondation d’une société jusqu’alors hiérarchique, verticale, élitaire. Cela ne pouvait lui valoir que la haine des classes dominantes, convaincues d’être les propriétaires légitimes du pays. Avec leurs amis protecteurs de Washington, ce sont elles qui financent les grandes campagnes de diffamation contre Chavez. Elles sont allé jusqu’à organiser – en alliance avec les grands médias qu’elles possèdent – un coup d’Etat le 11 avril 2002. Ces campagnes se poursuivent aujourd’hui et certains secteurs politiques et médiatiques européens les reprennent en chœur. La répétition étant – hélas – considérée comme une démonstration, des esprits simples en viennent à croire que Hugo Chavez incarnerait “un régime dictatorial où il n’y a pas de liberté d’expression”.

Mais les faits sont têtus. A-t-on déjà vu un ” régime dictatorial “ élargir le périmètre de la démocratie au lieu de le restreindre ? Et donner le droit de vote à des millions de personnes dépourvues jusque là de carte d’électeur? Les élections au Venezuela n’avaient lieu que tous les quatre ans, Chavez en organise plus d’une par an (14 en 13 ans). Dans des conditions de légalité démocratique reconnues par l’ONU, l’Union européenne, l’Organisation des Etats américains, le Centre Carter, etc. Chavez démontre qu’on peut construire le socialisme dans la liberté et la démocratie. Il en fait même une condition du processus de transformation sociale. Il a prouvé son respect du verdict populaire en renonçant à une réforme constitutionnelle refusée par les électeurs lors d’un référendum en 2007. Ce n’est pas un hasard si la Foundation for Democratic Advancement (FDA), du Canada, dans une étude publiée en 2011, situe désormais le Venezuela en tête du classement des pays qui respectent la justice électorale . Le gouvernement d’Hugo Chavez consacre 43,2% du budget aux politiques sociales. Résultat: le taux de mortalité infantile a été divisé par deux. L’analphabétisme éradiqué. Le nombre de professeurs des écoles multiplié par cinq (de 65 000 à 350 000). Le pays détient le coefficient de Gini (qui mesure les inégalités) le plus performant d’Amérique latine. Dans son rapport de janvier 2012, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC, un organisme de l’ONU) établit que le Venezuela est le pays sud-américain – avec l’Equateur -, qui, entre 1996 et 2010, a le plus réduit le taux de pauvreté. Enfin l’institut américain de sondages Gallup classe le pays d’Hugo Chavez, 6e nation “la plus heureuse du monde”.

Le plus scandaleux, dans l’actuelle campagne de diffamation, c’est de prétendre que la liberté d’expression serait bridée au Venezuela. La vérité c’est que le secteur privé, hostile à Chavez, y contrôle largement les médias. Chacun peut le vérifier. Sur 111 chaînes de télévision, 61 sont privées, 37 communautaires et 13 publiques. Avec cette particularité que la part d’audience des chaînes publiques n’est que de 5,4%, celle des privées dépassant les 61% … Même chose pour la radio. Et 80% de la presse écrite sont contrôlés par l’opposition ; les deux quotidiens les plus influents – El Universal, El Nacional – étant hostiles au gouvernement. Tout est, certes, loin d’être parfait dans le Venezuela bolivarien. Où existe-t-il un régime parfait ? Mais rien ne justifie ces campagnes de mensonges et de haine. Le nouveau Venezuela est la pointe avancée de la vague démocratique qui a balayé les régimes oligarchique de neuf pays dès le lendemain de la chute du mur de Berlin quand d’aucuns annonçait “la fin de l’histoire” et “le choc des civilisations” comme seuls horizons pour l’humanité. Le Venezuela bolivarien est une source d’inspiration où nous puisons sans aveuglement ni naïveté. Mais avec la fierté d’être du bon côté de la barricade et de réserver nos coups à l’empire malfaisant des Etats Unis et de ses vitrines si chèrement protégées au Proche-Orient et partout où règnent l’argent et les privilèges. Pourquoi ses adversaires en veulent-ils tant à Chavez ? Sans doute parce que, tel Bolivar, il a su arracher son peuple à la résignation. Et lui donner l’appétit de l’impossible.

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, député européen ; Ignacio Ramonet, président de l’association Mémoire des luttes, président d’honneur d’Attac.

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Os jornais ‘de referência’ europeus (Público, El País, etc.) aproveitam a ocasião para a propaganda mais suja e primária (chega a ser cómica de tão primária, como o comentário inflamado da directora do Público) contra um dos raros dirigentes mundiais que governou de acordo com o programa eleitoral que foi apresentado aos eleitores do seu país (convém lembrar que Passos Coelho governa com um programa que nunca foi apresentado a nenhum de nós e assim sucede nas restantes nações ‘democráticas’). Neste quadro, bem exemplificativo dos compromissos ideológicos dos média ‘de referência’ europeus, o Le Monde é o único jornal que mantém alguma decência, abrindo espaço para o contraditório.

[via http://blog.5dias.net/ ]

Existirá vergonha maior para um governo do que ser capaz de gerar repulsa a uma menina da terceira classe?

A violência policial (exemplificada no célebre e bárbaro espancamento de Rodney King) foi apenas o rastilho para uma das maiores e mais espantosas ocupações de paisagens da contemporaneidade.

O vídeo evidencia o espanto dos jornalistas (maioritariamente brancos, classe média) perante a naturalidade com que os afro-americanos (que fazem os motins) ignoram a legalidade e a polícia, para se tornarem momentaneamente os únicos donos dos seus bairros, onde se apoderam de forma selvagem e espontânea de paisagens e mercadorias. As paisagens operam aqui como palco para celebrar uma identidade (maioritariamente afro-americana, excluída, subjugada) e comunicar uma fúria e um ódio acumulados ao longo de gerações.

Talvez o melhor vídeo para revivermos os factos seja este: